Comment savoir si votre trouble visuel est une simple migraine ou un début d’AVC ?
Face à un trouble visuel soudain, la panique est une réaction normale. Pourtant, la clé pour distinguer une migraine d’un AVC ne réside pas dans la nature du symptôme, mais dans son déroulement. Une migraine s’installe progressivement, comme une vague, tandis qu’un AVC frappe brutalement, avec une intensité maximale dès le début. Comprendre cette chronologie est votre outil le plus précieux pour évaluer l’urgence.
Un zigzag lumineux qui danse devant vos yeux. Une tache aveugle qui s’étend. La vision qui se voile soudainement. Ces expériences sont profondément angoissantes, car elles touchent à l’un de nos sens les plus précieux et évoquent immédiatement deux diagnostics redoutés : la migraine ophtalmique et, bien plus grave, l’accident vasculaire cérébral (AVC). L’instinct premier est de céder à la panique, en imaginant le pire scénario. De nombreuses personnes se contentent de lister les symptômes, tentant de faire correspondre une « forme » visuelle à une maladie, ce qui est souvent source d’erreur et d’anxiété accrue.
Mais si la véritable clé n’était pas dans la forme que prend le trouble, mais dans son récit ? Le symptôme visuel n’est pas un événement chaotique et aléatoire ; c’est un message que votre système neurologique vous envoie. Qu’il s’agisse d’une onde de dépolarisation se propageant lentement à la surface de votre cortex visuel (migraine) ou de l’interruption brutale du flux sanguin dans une artère (AVC), chaque phénomène a une signature temporelle unique. Apprendre à lire cette signature, c’est se donner les moyens de réagir de manière appropriée, avec calme et précision.
Cet article n’est pas une simple liste de symptômes. C’est un guide pour vous apprendre à devenir un observateur averti de votre propre corps. Nous allons décortiquer ensemble la « chronologie » de ces crises pour que vous puissiez faire la différence entre ce qui relève de l’inconfortable et ce qui signe l’urgence vitale. Nous verrons comment gérer la crise sur le moment, quels autres signaux d’alarme ne jamais ignorer, et vers quel spécialiste vous tourner une fois l’alerte passée.
Pour vous guider à travers cette analyse essentielle, cet article est structuré pour répondre à chaque interrogation, de la nature du symptôme à la conduite à tenir. Le sommaire ci-dessous vous permettra de naviguer facilement entre les différentes étapes de ce diagnostic différentiel.
Sommaire : Distinguer les troubles visuels d’urgence
- Pourquoi voyez-vous un arc-en-ciel en zigzag qui s’agrandit depuis 20 minutes ?
- Perte de vision d’un seul œil ou des deux : quelle différence signe l’urgence vitale ?
- Stress, chocolat ou règles : qu’est-ce qui a vraiment déclenché votre crise visuelle ?
- Que faire pendant les 30 minutes d’aveuglement partiel pour ne pas paniquer ?
- Faut-il voir un ophtalmo ou un neurologue après une première migraine ophtalmique ?
- Pourquoi avoir 10/10 ne suffit pas si votre champ de vision latéral est rétréci (glaucome) ?
- Le test de l’éclair lumineux : si vous voyez ça, filez aux urgences immédiatement
- Pourquoi voyez-vous des taches noires flottantes et quand deviennent-elles une urgence rétinienne ?
Pourquoi voyez-vous un arc-en-ciel en zigzag qui s’agrandit depuis 20 minutes ?
Ce phénomène, appelé scotome scintillant, est la manifestation la plus classique de l’aura migraineuse. Il ne s’agit pas d’un problème dans votre œil, mais d’un événement neurologique. Imaginez une petite vague électrique, appelée « dépression corticale envahissante », qui se propage lentement à la surface de votre cortex visuel, à l’arrière de votre cerveau. Cette onde perturbe temporairement l’activité des neurones responsables de la vision, créant ces formes géométriques, lumineuses et mouvantes. La caractéristique la plus importante et la plus rassurante de ce symptôme est sa progression lente et prévisible.
L’aura migraineuse ne frappe pas d’un coup. Elle naît souvent comme un petit point scintillant près du centre de votre vision, puis s’étend progressivement sur plusieurs minutes, prenant la forme d’un arc ou d’une ligne brisée en zigzag, souvent colorée. Cette expansion dure généralement entre 5 et 20 minutes. Une fois qu’elle a atteint sa taille maximale, elle commence à se dissiper, laissant souvent place à une tache aveugle temporaire (scotome négatif) avant que la vision ne redevienne parfaitement normale. Au total, selon les données médicales, les troubles visuels de la migraine ophtalmique durent de 20 minutes à 1 heure. C’est ce déroulé, ce « récit neurologique », qui la distingue d’une urgence.
Plan d’action : Le test du chronomètre pour différencier migraine et AVC
- Observez la progression : Une aura migraineuse s’installe progressivement sur 5 à 20 minutes avec des symptômes qui évoluent lentement et se déplacent dans le champ visuel. Un symptôme d’AVC est maximal et brutal dès la première seconde.
- Chronométrez la durée : Lancez un minuteur. Les symptômes visuels de la migraine durent entre 20 et 60 minutes puis disparaissent complètement, souvent suivis par un mal de tête. Un trouble visuel d’AVC persiste.
- Notez la séquence : Dans une migraine avec aura typique, les symptômes se succèdent : d’abord la vision, puis parfois des fourmillements dans une main ou autour de la bouche, puis plus rarement un trouble du langage. Dans un AVC, tous les symptômes (visuels, moteurs, langage) ont tendance à apparaître simultanément.
Perte de vision d’un seul œil ou des deux : quelle différence signe l’urgence vitale ?
C’est une question cruciale qui nécessite un test simple mais fondamental. La distinction entre une atteinte d’un seul œil (monoculaire) et une atteinte des deux yeux (binoculaire) est un indice majeur pour le diagnostic. Pour le savoir, il suffit de cacher un œil, puis l’autre. Si le trouble visuel disparaît en cachant un œil spécifique, il est probablement d’origine ophtalmologique (monoculaire). S’il persiste de la même manière quel que soit l’œil caché, le problème se situe dans le cerveau (binoculaire), car il affecte les voies visuelles après leur croisement.

Une perte de vision brutale, complète et indolore d’un seul œil, comme un rideau noir qui tombe, est appelée amaurose fugace. C’est le signe potentiel d’un accident ischémique transitoire (AIT) ou d’une occlusion de l’artère centrale de la rétine (« AVC de l’œil »). C’est une urgence absolue. À l’inverse, un scotome scintillant qui semble être « dans un œil » mais qui est en fait présent quand on cache l’un ou l’autre est typique de la migraine.
Le symptôme le plus alarmant est l’hémianopsie : la perte de la moitié du champ visuel (la moitié droite ou la moitié gauche) dans les deux yeux simultanément. Par exemple, vous ne voyez plus rien de ce qui se trouve à votre droite. C’est un signe quasi certain d’un AVC affectant le cortex visuel du côté opposé. La différence est claire : la migraine « ajoute » des choses (lumières, zigzags) ou crée une petite tache aveugle qui bouge et disparaît, tandis que l’AVC « enlève » une large partie stable et fixe du monde visuel, de façon soudaine.
Stress, chocolat ou règles : qu’est-ce qui a vraiment déclenché votre crise visuelle ?
Après la panique de la crise vient souvent l’interrogation : pourquoi moi, pourquoi maintenant ? Il est essentiel de distinguer deux concepts : les déclencheurs et les facteurs de risque. Un déclencheur est un événement ponctuel qui provoque une crise de migraine chez une personne prédisposée. Un facteur de risque est une condition de fond qui augmente la probabilité de subir un AVC.
Pour la migraine ophtalmique, les déclencheurs sont nombreux et très personnels :
- Facteurs hormonaux : Les fluctuations d’œstrogènes peuvent expliquer la survenue de migraines au moment des règles, de l’ovulation ou à la ménopause.
- Facteurs alimentaires : Certains aliments comme le chocolat, les fromages vieillis, l’alcool (surtout le vin rouge) ou les aliments contenant du glutamate peuvent être en cause.
- Facteurs environnementaux : Des lumières vives et clignotantes, des bruits forts, des odeurs puissantes ou des changements de pression atmosphérique.
- Facteurs de vie : Le stress intense, un manque ou un excès de sommeil, un repas sauté ou un effort physique inhabituel.
Tenir un « journal de crise » en notant précisément ce que vous avez fait, mangé ou ressenti dans les 24 heures précédant l’aura peut vous aider à identifier vos propres déclencheurs.
Pour l’AVC, la logique est totalement différente. Il n’y a pas de « déclencheur » immédiat comme un carré de chocolat. Il y a des facteurs de risque vasculaire qui fragilisent vos artères sur le long terme : l’hypertension artérielle, le diabète, un taux de cholestérol élevé, le tabagisme, l’obésité et la sédentarité. Comme le résume le Dr X. Michelle Androulakis, « un déclencheur est ponctuel (migraine), un facteur de risque est un état de fond (hypertension, diabète pour l’AVC) ». Si vous avez une aura visuelle et que vous n’avez aucun de ces facteurs de risque, la probabilité d’un AVC est faible. Si vous en avez plusieurs, la prudence est de mise.
Que faire pendant les 30 minutes d’aveuglement partiel pour ne pas paniquer ?
Le moment où la vision se dérobe est terrifiant. Votre premier ennemi est la panique, qui peut elle-même provoquer des symptômes (accélération cardiaque, vertiges, souffle court) que vous risquez de confondre avec ceux d’un AVC. L’objectif est de rester calme et de devenir un observateur méthodique. Voici un protocole simple pour gérer ces minutes d’incertitude.
Premièrement, isolez-vous et réduisez les stimuli. Allongez-vous dans une pièce sombre et silencieuse. Fermer les yeux peut aider à diminuer l’intensité des phénomènes visuels. Appliquer une compresse froide sur le front peut également soulager. Deuxièmement, comme nous l’avons vu, lancez un chronomètre. Le temps est votre allié. Savoir que 99% des auras migraineuses durent moins de 60 minutes est une information puissante et rassurante. Si le symptôme persiste au-delà d’une heure, c’est le signal pour appeler les urgences (le 15 ou le 112).
Troisièmement, pendant ce temps, effectuez des auto-tests simples. Essayez la technique de respiration carrée : inspirez sur 4 secondes, retenez votre souffle 4 secondes, expirez sur 4 secondes, et faites une pause de 4 secondes avant de recommencer. Cela calme le système nerveux et vous aide à distinguer les symptômes de la panique de ceux de la crise. Profitez de ce calme retrouvé pour tester d’autres fonctions neurologiques. C’est le moment d’appliquer la méthode V.I.T.E. :
- Visage : Essayez de sourire. Votre visage est-il symétrique ?
- Incapacité : Levez les deux bras. L’un des deux tombe-t-il ?
- Trouble de la parole : Essayez de répéter une phrase simple comme « Aujourd’hui il fait beau ». Avez-vous du mal à trouver vos mots ou à articuler ?
- Extrême urgence : Si l’un de ces signes est présent en plus du trouble visuel brutal, appelez immédiatement les secours.
Faut-il voir un ophtalmo ou un neurologue après une première migraine ophtalmique ?
Une fois la crise passée et la vision revenue à la normale, la question du suivi se pose. Le choix du spécialiste dépend de votre âge, de vos antécédents et de la nature de la crise. Il ne faut jamais banaliser une première crise, surtout si elle survient après 40 ans. Dans ce cas, une consultation aux urgences peut être justifiée pour écarter formellement une cause vasculaire via une imagerie cérébrale (IRM ou scanner).
Pour les crises ultérieures, la règle est la suivante : si les symptômes sont en tout point identiques à la première crise (même progression, même durée, mêmes sensations), il s’agit très probablement de migraines avec aura. En effet, selon les critères diagnostiques internationaux, le diagnostic de migraine avec aura nécessite au moins 2 crises identiques. Le suivi se fait alors chez un neurologue. C’est le spécialiste du cerveau et des migraines. Il pourra confirmer le diagnostic, vous prescrire un traitement de crise (antalgiques, anti-inflammatoires) et, si les crises sont fréquentes, un traitement de fond pour les prévenir.
L’ophtalmologue intervient en première ligne si les symptômes sont atypiques : une perte de vision d’un seul œil, la perception d’éclairs lumineux fixes, ou une vision floue persistante. Son rôle est d’examiner la structure de l’œil (fond d’œil, pression intraoculaire) pour écarter une pathologie oculaire comme un décollement de la rétine ou un glaucome. Souvent, un bilan initial chez l’ophtalmologue est recommandé pour s’assurer que les yeux sont en parfaite santé, avant de confier le suivi au neurologue.
Le tableau suivant résume la conduite à tenir pour vous orienter vers le bon interlocuteur.
| Situation | Spécialiste recommandé | Examens possibles |
|---|---|---|
| Première crise après 40 ans ou symptôme atypique | Urgences puis neurologue | IRM cérébrale pour exclure un AVC |
| Crises répétées et typiques (diagnostiquées) | Neurologue pour le suivi | Ajustement du traitement de fond |
| Troubles visuels isolés (flou, taches persistantes) | Ophtalmologue en première intention | Fond d’œil, champ visuel, OCT |
| Perte de vision brutale ou éclairs lumineux | Urgences ophtalmologiques ou générales | Scanner ou IRM, examen complet de l’œil |
Pourquoi avoir 10/10 ne suffit pas si votre champ de vision latéral est rétréci (glaucome) ?
Une autre source d’erreur diagnostique provient d’une confusion fréquente entre l’acuité visuelle et le champ visuel. Avoir 10/10 à chaque œil signifie que votre vision centrale est parfaitement nette. Vous pouvez lire les plus petites lettres sur un tableau. Cependant, cela ne dit rien de votre vision périphérique. Le glaucome est une maladie insidieuse qui détruit progressivement le nerf optique, le plus souvent à cause d’une pression trop élevée dans l’œil. Il s’attaque d’abord et avant tout au champ visuel périphérique.
La Société Française d’Ophtalmologie utilise une excellente analogie pour l’expliquer :
L’acuité visuelle (10/10) c’est la netteté au centre de l’image (le zoom), le champ visuel c’est la largeur de la photo (le grand angle). Le glaucome détruit le grand angle sans toucher au zoom au début.
– Société Française d’Ophtalmologie, Guide du glaucome
Vous pouvez donc avoir 10/10 et être en train de perdre la vue. Le patient atteint de glaucome ne s’en rend souvent pas compte, car le cerveau « comble » les zones manquantes sur les côtés et que l’autre œil compense. Le danger est que lorsque les symptômes apparaissent (vision tubulaire, comme à travers un tunnel), la maladie est déjà à un stade très avancé et les dommages sur le nerf optique sont irréversibles. Contrairement à la migraine où la vision revient, ou à l’AVC où les séquelles peuvent être rééduquées, les fibres nerveuses perdues à cause du glaucome le sont pour toujours.
C’est pourquoi un dépistage régulier chez l’ophtalmologue (mesure de la pression intraoculaire et examen du champ visuel) est indispensable, surtout après 45 ans. Ne vous fiez jamais uniquement à votre acuité de 10/10 comme gage de bonne santé visuelle.
Le test de l’éclair lumineux : si vous voyez ça, filez aux urgences immédiatement
Tous les phénomènes lumineux ne sont pas des auras migraineuses. Il existe un type d’éclair, ou phosphène, qui doit déclencher une alerte immédiate. Contrairement à l’aura qui est une construction lente, progressive et mouvante du cerveau, l’éclair d’urgence rétinienne est bref, intense et répétitif, souvent localisé dans un coin du champ de vision d’un seul œil. Les patients le décrivent comme le flash d’un appareil photo qui se déclenche sans raison.
Ce type de flash n’est pas un message du cerveau, mais un cri de détresse de votre rétine. Il signe une traction anormale sur celle-ci. Ce phénomène peut être le prélude à une déchirure ou, plus grave, à un décollement de la rétine. C’est une urgence ophtalmologique absolue, car sans intervention rapide (souvent par laser ou chirurgie), la rétine peut se « décoller » entièrement, menant à une cécité définitive de l’œil concerné.
Un autre scénario d’urgence impliquant une perte de vision brutale est l’« AVC de l’œil » ou occlusion de l’artère centrale de la rétine. Il provoque une perte de vision soudaine, totale et indolore d’un seul œil. Bien que rare, l’AVC de l’œil touche environ 1 personne sur 10 000 chaque année en France et nécessite une prise en charge en urgence pour tenter de restaurer la circulation sanguine. La différence fondamentale avec la migraine est, encore une fois, la chronologie : l’aura migraineuse est un film de 20 à 60 minutes, l’éclair rétinien est un flash instantané, et l’AVC de l’œil est un interrupteur que l’on bascule sur « off ».
À retenir
- La chronologie est la clé : une migraine s’installe progressivement (5-20 min) alors qu’un AVC est brutal et maximal d’emblée.
- Testez vos yeux séparément : un trouble qui persiste quel que soit l’œil caché vient du cerveau (possible AVC), un trouble qui disparaît en cachant un œil est oculaire.
- Un flash bref et intense comme celui d’un appareil photo ou l’apparition soudaine d’une « pluie de suie » sont des urgences rétiniennes absolues.
Pourquoi voyez-vous des taches noires flottantes et quand deviennent-elles une urgence rétinienne ?
Presque tout le monde perçoit de temps en temps des « corps flottants » ou myodésopsies : de petites taches, filaments ou « mouches » qui se déplacent lentement dans le champ de vision, surtout en regardant un fond clair comme le ciel. Il s’agit de condensations naturelles du vitré, le gel qui remplit l’œil. Dans la majorité des cas, c’est un phénomène bénin et lié à l’âge. Cependant, une modification soudaine de ces corps flottants peut être le signe d’une urgence.
Le signal d’alarme majeur est l’apparition soudaine et massive de nouvelles taches noires, souvent décrites comme une « pluie de suie » ou une « nuée de moucherons ». Cette apparition brutale, en quelques secondes, n’a rien à voir avec l’évolution lente des corps flottants habituels. Elle peut signifier deux choses graves : soit une déchirure de la rétine a provoqué une petite hémorragie dans le vitré (les « points noirs » sont des globules rouges), soit le décollement de la rétine a commencé.
Si cette pluie de suie est accompagnée des éclairs lumineux décrits précédemment, ou d’une amputation du champ visuel (la sensation qu’un rideau noir envahit la vision depuis la périphérie), le diagnostic de décollement de rétine est quasiment certain. Il faut alors se rendre aux urgences ophtalmologiques sans délai. Chaque heure compte pour préserver la vision. Ne vous dites jamais « je vais attendre de voir si ça passe ». L’enjeu est trop important. En France, un AVC touche près de 150 000 personnes par an, et bien que les urgences rétiniennes soient moins fréquentes, leur méconnaissance peut avoir des conséquences tout aussi dramatiques.
Votre capacité à décrire précisément la chronologie et les caractéristiques de vos symptômes visuels est le meilleur atout que vous puissiez fournir à un médecin. Ne subissez pas la crise dans la panique, observez-la. Notez sa naissance, sa progression, sa durée et sa fin. C’est avec ces informations claires et structurées que le diagnostic le plus juste pourra être posé et que la prise en charge la plus adaptée pourra être mise en œuvre sans délai.